Mai 062009
 

(Enfin, en tous cas, moi je bois du thé et je soliloque… Jusqu’à ce que vous n’inondiez de comm’, avec ou sans thé).

Il y a des jours ou je suis fatiguée, mais FA-TI-GUÉE, à l’idée même de devoir me battre contre le mauvais fonctionnement des services publics. Attention, je n’ai RIEN CONTRE les services publics quels qu’ils soient ni contre les entreprises privées qui ont une mission de services publics, et je n’imagine pas non plus un seul instant que individuellement, les gens qui y travaillent soient meilleurs ou pire que leurs concitoyens.

Mais est-ce vraiment normal de devoir faire des réclamations à La Poste (ça je crois que c’est vraiment le pire parce qu’il parait impossible d’obtenir la moindre ébauche de réponse) pour tous les problèmes imaginables et inimaginables, ou de se battre avec la sécu qui perd 3 fois de suite le même dossier, contre l’ANPE/Pole emploi, qui ne sait que mettre des bâtons dans les roues, sans compter (admirer la transition subtile), les réclamations à la mairie pour l’entretien de la piste cyclables (et encore, j’ai résolu une énorme partie du problème d’entretien en mettant des pneus increvables. En ce moment, les arbres débordent tellement sur la piste qu’on manque de se manger les branches dans la tête à chaque trajet….).

Pour autant, est-ce que c’est une solution de passer outre, de laisser tomber ? J’ai souvent peur en vieillissant de baisser la garde. Pas que je sois procédurière ou à l’affût du moindre problème, je pense toujours être dans mon bon droit et mieux encore agir en citoyenne, mais, et si jamais je me laissais rattraper par la fatigue, le ras le bol ? Certes, je m’éviterais des sources d’énervement (encore que pas celui inhérent à la cause du souci du jour) et des crises de migraine et/ou d’herpès, j’en suis persuadée, mais j’aurais peur de perdre une partie importante de mon caractère.
De plus, quand je pense à cette éventualité (mais je suis encore un peu jeune :-P), ça me révolte d’imaginer que la partie adverse puisse s’en tirer à si bon compte.
Je suppose qu’une partie des dysfonctionnements incompréhensible et inacceptables des services publics sont irrésolus parce que les gens ne se plaignent pas assez. J’en parlais hier avec Fred et la meilleure image qui m’est venue à l’esprit pour expliquer ce sentiment, était que j’imaginais que les gens de la poste par exemple, se disaient “boaaf aller, on va faire comme ça, d’façon, les gens vont rien dire”. Et hop, de dégradations en dégradations, de perte de service en perte de service, on se laisse doucement emballer sans rien dire.

Qu’est ce qui se passerait si chacun se plaignait quand le service payé (c’est un dû par les acquis sociaux mais aussi parce qu’on paie si ce n’est en direct comme les timbres au moins par les impôts) n’est pas fourni voire qu’il vous coûte encore plus cher sans la prestation attendue (quand on envoie des courriers pour faire des réclamations par exemple) ?

Qu’est ce qui se passerait si je ne réagissais jamais ? Je pense que je ne serais pas très contente de moi. Mais est ce qu’on peut penser que ça changerait quelque chose ?

  9 Responses to “Thé philosophique”

  1. oui / non / peut-être / je reprendrais bien des petits gâteaux.

    (voilà, plus besoin d’autres commentaires après, j’ai tout fait. tu recopies, tu découpes des petits papiers et tu pourras les tirer au sort quand tu te parles toute seule)

  2. il est toupourri ce système de commentaires là  oh

  3. héhéhé.
    merci de me créer un réseau social.
    par contre mes nouveaux amis, je les trouve pas très très intéressants et un peu gloutons. 

  4. moi aussi je reprendrais bien des petits gâteaux

    et du thé.

    moi je dis, le principal pour éviter de grossir avec les petits gâteaux et de se bruler la langue avec le thé c’est de le faire à plusieurs.

    je réponds à tes questions ou tu veux que j’explicite ?

  5. euh ??? 
    t’es sure que tu n’as bu que du thé ? 

  6. oui :p

  7. ben on est bien avancé tiens.
    et les détails ?

  8. Soyons sérieux: laissons le thé et prenons du café (muafmuafmuaf).
    Ici, à Barcelone, on a souvent des motifs pour se plaindre. De plus, ma ville est en train de devenir un gran fast food touristique. Il y a longtemps que j’ai décidé d’exercer mes droits de citoyenne, et ça fait du bien. Il ne faut pas laisser de protester, mais s’énerver, ah non!

  9. tu as raison. 
    malheureusement, je n’ai pas encore atteint l’age de sagesse qui permette de ne pas s’énerver. en serais-je capable un jour ? ça c’est une autre histoire. 

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