Avr 052009
 

Je viens d’écrire un article sur la coiffeuse (terminée ou tout comme et comme dans mes rêves) et je viens de me rendre compte que je n’ai jamais fait de topo sur notre chambre. Pourtant, c’était assez sportif encore c’t’histoire. Bon, là ça fait plus d’un an et demi qu’on dort dedans, alors on a oublié tout ça, mais c’était monstrueux (je viens de préparer les photos c’est pour ça que je m’en rends compte à c’t’heure).

Alors comme d’habitude, une petite présentation de la chambre telle quelle quand on a investit l’appart. Un certain, …., genre dirons-nous…
Il parait que la “peinture” est signé d’un nom assez connu au moins dans le milieu artistique Orléanais (j’ai bien une hypothèse de la raison pour laquelle c’est le cas), mais nous on a préféré la cacher hein…


La chambre d’origine était très grande (en tous cas pour nous) au moins 18m2. On a réduit de 0,8m en largeur (ce qui correspond à réduire la surface du mur gris ci-dessus)  et on a une chambre de belles dimensions. Cela nous a permis d’installer l’escalier dans l’entrée qui est d’ailleurs en train de se transformer en mini-chambre ; ainsi que d’installer le placard à balais dans l’entrée.

Pour présenter les travaux de la chambre, j’ai choisi de faire une “diapo” par thème qui permette de voir rapidement l’évolution avant après et une technique.

Commençons par ce mur horrible :


Vous voyez le cheminement de l’isolation. Nous avons dû tout isoler car on s’est rendu compte très rapidement (au premier coup de masse dans le mur du salon) qu’il n’y avait aucune isolation. On savait qu’il nous fallait ré-isoler le toit pour utiliser tout le volume dans le salon et faire la mezzanine mais on pensait que quand même les murs l’étaient. Et bien non, ça a fait pas mal de boulot en plus et un coût non négligeable (le chanvre, c’est très très bien et on reviendrait pas sur notre décision, mais c’est cher). On pose donc d’abord les rails, puis les plaques de chanvre et enfin, on coffre avec les plaques de plâtre. Entre temps on a fait passer l’électricité dans les nouveaux murs (encore un truc pas prévu ça, de refaire l’électricité…).
Je peux vous dire que le recouvrement de cette peinture a été le plus grand soulagement visuel que j’ai pu vivre.

Autre mur, autre technique, quand on rentre dans la chambre, à droite, il y avait derrière les plaques de placo un mur de pierre et un conduit de cheminée en brique. On avait déjà la technique de décrassage après la rénovation dans le salon de ces deux types de surface (franchement, on devrait parler de reconstruction…) :


Le mur de pierre est mis à jour au marteau burin pneumatique ou manuel (je sais plus trop pour la chambre, je me souviens juste qu’à un moment on a cassé la marteau burin pneumatique), l’ancien jointement enlevé de la même manière. Pour la brique, plus fragile, c’est à la main. C’est pas très difficile en fait car le jointement, très sableux, était très friable. On voit Fred refaire ensuite le jointement du mur du pierre avec un mélange chaux-sable. Pour le mur de brique, le même jointement est fait, sauf qu’au préalable, on a enduit les briques d’huile de lin pour que leur nettoyage soit plus facile par la suite. En effet, dans le salon, on a eu beaucoup de mal à récupérer les briques après avoir refait le jointement qui s’incruste dans les briques, poreuses. On avait réussi à les récupérer en utilisant une “carbure” (une pierre abrasive) et de l’eau vinaigrée à la brosse (et surtout beaucoup d’huile de coude). Là, avec le passage préalable à l’huile de lin, tout s’est facilement enlevé à la brosse.
Après séchage (plusieurs semaines, durant lesquelles ça sent la chaux) on a frotté le mur pour éviter que des particules ne tombent sans cesse. Ça fonctionne bien, on peut se frotter dessus sans devenir blanc et il n’y a pas de résidus par terre.

Comme expliqué dans l’article sur la mezzanine, pour la construire il a fallu détruire le faux plafond existant et poser des poutres. On a donc passé un moment sans plafond dans cette partie de l’appartement (on vivait alors comme dans un studio, salle de bains exemptée, dans la partie salon. Ça nous a pas empêché de recevoir des invités à tour de bras ). Voici donc l’état de la chambre à cette période critique….

Il a donc fallu reposer des poutres, des chevrons et un nouveau plancher, qui est en l’occurrence le plafond de notre chambre. Et ben, on trouve ça très beau. Le bois des poutres et des planches (chêne) vient d’une scierie des environs.

Pour le sol, on a choisi de faire un plancher. On a d’abord dû enlever l’horrible moquette que vous pouvez apercevoir sur la première image. Pour ça on a utilisé un couteau à moquette, mais aussi un horrible dissolvant chimique qui pue la mort et qui pollue tout autant, c’est très honteux, mais à vrai dire, on voyait trop comment faire autrement. En plus ça fonctionne pas terriblement bien et c’est plus la force herculéenne de Fred qui a finit par venir à bout de la colle que ce f*cking produit.


Les planches sont posées sur des lambourdes, vissées dans la dalle (il parait que les voisins du dessous n’ont rien entendu…). Les planches, rainurées par la scierie, sont clouées dans les lambourdes (le clou est enfoncé dans la rainure à l’aide d’un chasse-clou, c’est pour ça qu’on les voit pas), et encastrées les unes aux autres.
Enfin, Lilou comme vous pouvez le constater, a fait un magnifique boulot de finition avec l’huile dure. Ça brille de milles feux comme un plancher de danse.

Comme on a réduit la surface de la chambre, il a fallu détruire la cloison d’origine et en remonter une autre :


Pas de détails particulier, poutres comme précédemment passées à la lasure naturelle qui contient entre autre du borax (insecticide et fongicide naturel). La cloison est faite avec des montants métalliques et des plaques de plâtre, le haut est vitré pour avoir de la lumière dans la mini-chambre.

Au final ça donne ça. Bon je vous ressors des vieilles photos :









Pour la coiffeuse, je vous fait languir encore un peu  😉

Mar 232009
 

Pour garder le mur à colombage de l’entrée visible, (la chose la plus potable quand on a acheté et ce qui a donné le coup de coeur à Fred, on va pas maintenant le cacher !), Fred a isolé le mur de l’extérieur, depuis la cage d’escalier.


Comme ailleurs, isolation en plaque de chanvre, coffrage en plaques de plâtre, peinture (pas labellisée écolo cette fois, Fred et moi n’étions pas d’accords à ce sujet) mais garantie soit-disant sans trop de largage. Fred si tu passes là, tu dois expliquer les “qualités” pseudo écolos de cette peinture.

Voici le résultat final.


Beaucoup plus propre d’extérieur (maintenant on est bon pour refaire toute la cage d’escalier dans la joie et l’allégresse, avec nos bons amis du syndic (attention un fort degré d’ironie est caché dans cette phrase !), on a senti dès la pause du chanvre une nette amélioration de la température dans l’entrée et dans la salle de bains (que l’isolation couvre en partie).
Une réussite donc.

Bientot des nouvelles de la coiffeuse. Et du jardin, peut-être ce soir, mais je garantis rien.

Mar 082009
 

Finalement, on a décidé de ne pas installer de fenêtre dans la salle de bains. À l’usage, il s’avère qu’on a pas de problème d’humidité, et puis on commence à en avoir marre des travaux. Du coup ça fait des frais en moins, c’est pas plus mal non plus.
On aurait fait un effort si on savait qu’on restait ad vitam aeternam ici (ce qui ne serait pas tellement gênant, on se plaît bien) mais on compte bien avoir une ferme dans peu d’années, alors la concession n’a pas été trop dure.

Du coup, il a bien fallu finir le mur à colombage : ciment de chaux pour boucher les trous et enduit chaux par dessus :


J’ai pu enfin avoir le hit de l’accrochage pour fignoler la déco du lieu : des cables sur des serre-câbles high tech, pour accrocher mes cartes postales mythiques avec des micro pinces à linges :

Ça, c’est le chien que je veux, dès qu’on aura des moutons (en fait 1 mouton suffira pour avoir l’excuse)


Bientôt un article sur l’isolation par l’extérieur et un autre sur ma (presque) coiffeuse.
Jan 182009
 

Et à bouteilles.
Dans l’entrée, vous pourrez admirer ce tout nouveau placard :

PlacardChaussure-0

PlacardChaussure-1


PlacardChaussures(pas de commentaires sur la places que prennent mes chaussures et celle octroyées aux chaussures de Fred…)

PlacardChaussure-2

PlacardChaussure-4

Tout en bois brut (sapin et hêtre pour les parties visibles), monté avec des vis. Le bois est protégé par une couche de lasure écolo à base d’huile et de résine de marque “auro“.

On se tâte encore sur la méthode de fermeture, pas très pratique à mettre en place à cause de la pente de toit. Pourquoi pas une porte pliante qu’on couperait en biais pour coller à la pente mais cela risque de la fragiliser, sinon la solution la plus simple est de mettre un rideau.

Jan 182009
 

Ce placard commence à dater, je l’avais complètement oublié.
Pourtant bien pratique, puisque c’est le placard à balais (et à confiture et à planche à repasser et à bazar…).

PlacardBalais-0

PlacardBalais

(clic)

Le bois est protégé par une couche de lasure écolo à base d’huile et de résine de marque “auro“.
Encore des trésors d’ingéniosité déployés pour ce placard. Vous remarquerez que la planche à repasser glisse derrière les étagères… Je trouve nos plans de placards super géniaux, (complètement adaptés à l’espace et à ce qu’on veut y ranger) mais quand même, je me demande si les prochains habitants de cet appart’ sauront s’en accommoder.
Jan 182009
 

Je commençais un post sur notre super nouveau placard à chaussures (je suis hyperfière de nos placards, je pense qu’on devrait lancer un bizness), quand je me suis rendue compte qu’il y avait quand même pas mal de choses à dire d’abord sur l’entrée, même si celle-ci n’a toujours pas sa forme finale.

Voilà déjà comment nous est apparue cette entrée lors de la visite.


Bizarrement, c’est l’entrée qui nous a séduit lors de la visite. Les colombages nous ont fait un effet boeuf.
Pour commencer un plan de l’entrée pour visualiser les différentes parties (et l’emplacement des placards qui sont quand même la finalité de ces notes…)

En fait les étapes de rénovations de l’entrée suivent celles de la mezzanine et de la salle de bains. Puisqu’il a fallu détruire le faux plafond de l’entrée/salle de bain pour construire le plancher de la mezzanine.


On a donc cassé les murs et plafonds et refait l’isolation en chanvre et plaque de bois.
On a ouvert un petit velux au dessus de la porte d’entrée.
Le coffrage est comme partout en plaques de plâtre.

L’escalier qui mène à la mezzanine est dans l’entrée actuelle, mais à terme, il sera dans une mini-chambre, et l’entrée sera beaucoup plus petite.

Maintenant ça donne ça :

charpente

 

carrelage

 

On a posé des fenêtres sur la cloison de la chambre pour pouvoir bénéficier de la lumière dans la future petite chambre.

Il nous reste encore à refaire le mur à colombage sur lequel on posera peut être une fenêtre. Et puis, à monter les cloisons de la mini chambre qui seront à gauche quand on entre.

 

 

 

Nov 302008
 

En écrivant l’article d’hier de la même catégorie, j’ai réalisé que j’avais complètement oublié de parlé de nos copains qui se fabriquent leur maison en paille à côté d’Orléans.

100% autoconstruction. Flo a cessé de travailler pour s’y consacrer.

Le chantier a débuté en janvier – février 2008, et ils commencent à en venir à bout, elle est presque habitable. Leur site est parfait si on veut tout savoir sur la construction paille en ossature bois, sur les galères qu’on peut rencontrer en chantier paille et en autoconstruction (ça cumule).

Il faut s’inscrire pour avoir accès à toutes les pages, mais pour ceux qui sont intéressés par l’autoconstruction et/ou les maison en paille, je vous conseille vivement d’y faire un tour. Le site est de plus agrémenté de moultes photos qui permettent de se rendre compte de  l’avancement du chantier.

Ce sont des fous, ils protègent leur plan de travail de cuisine en hêtre avec de l’huile de colza…

Nov 292008
 

Je mets pour ceux que ça interesse, un lien vers le blog d’Érik qui a rénové un grenier pour en faire un appartement écolo à Besançon.

Pourquoi celui-ci particulièrement ?

Parce qu’on peut le comparer au notre : c’est un appartement sous les toits, les surfaces sont similaires, la démarche identique, même si les contraintes sont différentes.

Par exemple Érik peut avoir un chauffage au bois ce qui n’est pas notre cas car nous ne pouvons pas stocker le bois, il a choisi des toilettes sêches et nous y avons renoncé (à mon grand desespoir) sur les conseils d’un professionnel. À ce sujet, je vais me renseigner auprès d’Érik
pour savoir comment il gère ça.

Par commodité mais aussi pour éviter de surcharger la dalle qui est très très souple, nous avons posé des plaques de placo à la place de fermacell (plus écolo, même si les plaques de palcoplâtre n’ont pas un mauvais bilan écolo).

Il est intéressant de savoir que son appartement (achat + rénovation) aura coûté moins cher que le notre, alors qu’il a fait appel à des professionnels. Je pense que cela vient du fait qu’il a acheté un grenier, et nous un appartement, même si au final, on aura du tout cassé pour tout refaire.

Je vais lui poser quelques questions et peut-être poursuivre la comparaison si elle s’avère intéresante.

Juil 102008
 

ENFIN !
Ça été beaucoup de boulot pour Fred. Un petit pêle-mêle avant/après histoire de vous donner une idée de l’ampleur de la tâche :

avant
Je me demande encore comment on a pu penser à l’époque que cet appart valait quelque
chose…

après

Cosy isn’t it ?

Ça nous a pris près de 1 an et demi, mais parce que cela c’est fait en plusieurs étapes, entre lesquelles on faisait autre chose (la chambre, la salle de bains, …).

Ça a d’abord commencé par la création d’un nouveau soutènement. Auparavant, cet espace était caché, et servait de débarras, accessible par un escalier escamotable. Le “plancher” consistait en des plaques de contreplaqués cachées par un faux-plafond et recouvertes de laine de verre pour l’isolation :

haut escalier - copie

Cela n’était pas suffisant pour supporter le poids d’une mezzanine devant accueillir un couchage et des rangements. Il a donc fallu rajouter des poutres de soutènement, des poutres puis des solives et enfin refaire un plancher, qui sert aussi de plafond. Le tout en chêne, du coin :

DSCF0699

DSCF1080

DSCF1105

Soutènement, poutres, solives et plancher vu du dessous

 

Ensuite, installation de l’escalier en remplacement de l’échelle de meunier :

DSCF1625Escalier japonais ou “à pas décalés”. Un peu casse gueule quand on fait pas attention

Pour comprendre l’agencement, un petit plan des lieux : à gauche en montant les escaliers, le coin couchage, à droite, le coin rangements.

plan

Après l’escalier, il a fallu tout refaire là-haut : isolation, coffrage, électricité,…
Voici les étapes d’abord à droite, puis à gauche, sachant que tout a été fait simultanément, mais les images sont plus explicites quand on peut comparer.

DROITE AVANT

droite

DROITE PENDANT
droite2enlèvement des plaques de contreplaqués et de la laine de verre
droite1
velux, électricité et coffrage

 

DROITE APRÈS

droite3

GAUCHE AVANT


gauche
GAUCHE PENDANT

gauche1
chauffe-eau1
isolation chanvre et plaque de bois, velux

chauffe-eau3coffrage
gauche4
électricité

GAUCHE APRÈS
chauffe-eau1
coin chauffe-eau

Ouf… Pari gagné mais juste, J-1 avant l’arrivée de K. qui vient plusieurs semaines s’occuper de Lilou.


Pour ce qui est des matériaux utilisés :

  • isolation chanvre et chanvre + plaques de bois sur la pente de toit exposée au nord
  • coffrage classique en BA13 *bois de structure en chêne acheté en scierie à proximité d’Orléans, provenant de forêts de la région.
  • le plancher, en chêne, a été acheté tout fait, également en scierie et provient de forêt de la région
  • traitement du bois de structure au borate de sodium (sel de bore)
  • vitrification du plancher à l’huile dure. Là, on rencontre un problème. Pour protéger le bois pendant les travaux, le plancher a été d’abord vitrifié, mais cela n’a pas empêché qu’il prenne la poussière et en est maintenant incrusté. De plus à force de circuler, plié en 4 avec les outils, les caisses à ranger etc…, il est rayé à plusieurs endroit. Bref, il faudrait reponcer et revitrifier (ce qu’on ne fera pas, la poussière de chantier ça commence à bien faire) ou alors il aurait peut-être fallu faire ça seulement à la fin. Tout faire sans plancher et poser ce dernier en dernier, n’était pas envisageable.
  • peintures écolo natura et biopin
  • pour la petite partie en colombage, à gauche, enduit à la chaux.

Voilà. On vous attend. C’est votre chambre.

Mai 222008
 

Comme je vous le disais précédemment, j’ai été contactée par
la 
maison écologique pour
expliquer ce que nous avions fait et étions en train de faire comme rénovation dans notre appart’. Ce faisant, je me suis rendue compte que je ne l’avais jamais vraiment expliqué ici. Je reprend
donc en partie le mail que je viens de mettre plusieurs heures à écrire (eeeeet oui, c’est ça aussi le recyclage ;-)), cela me semble intéressant :

Nous sommes un couple d’une trentaine d’années, sans enfants et sans intention de. Nous avons choisi la taille de
l’appartement en fonction. Nous souhaitions rester en ville pour ce premier achat, afin de limiter nos dépenses énergétiques, notamment de pouvoir continuer à se rendre au boulot à vélo. Le fait de
ne pas avoir d’enfants nous a permis de rester effectivement en ville. Avec des enfants, nous aurions dû partir à une vingtaine de kilomètres pour pour pouvoir acheter ou, en ville, acheter un
appartement “en barre” (pas vraiment de possibilité de rénovation écolo dans ce cas là, et puis c’est trop moche).

Nous souhaiterions poursuivre ce style de vie en achetant une ferme à la campagne d’ici quelques années, et s’approcher de l’autosuffisance alimentaire. En espérant trouver quelque chose assez
proche d’un travail pour l’un de nous deux l’autre étant voué à s’occuper de a ferme (reconversion professionnelle prévue à la rentrée à ce propos). Voilà pour expliquer un peu notre démarche
puisqu’elle est la suite logique d’une certaine façon de vivre.

Concernant notre appartement, un “2 pièces” de 50m2 créé à priori à la fin des années 50 dans un ancien grenier, en plein centre d’Orléans.
Orientation est-ouest (nous avons pris garde à l’achat à ce que l’orientation soit la moins pire).
La maison, d’un étage à l’origine, est à colombages, comme la plupart dans ce quartier. Elle doit avoir 2 ou 300 ans.

Nous l’avons acquis en juin 2006, comme appartement à rénover. Bien qu’il n’ai pas été vendu comme tel, c’est ainsi que nous l’avons estimé, les photos sont assez explicites à ce sujet (voir les
autres articles de cette catégories…). Il était clair pour nous que nous allions nous lancer dans un chantier “écolo”. Du moins, le plus possible.

Nous avons débuté le chantier de suite, en juin 2006. Nous avons tout fait tout seul, avec quelquefois l’aide d’amis ou de la famille. À l’heure actuelle, la rénovation est presque terminée. Il
nous aura fallu un peu plus de deux ans, en habitant dedans. Toutefois, nous n’y avons emménagé que fin août 2006, une fois que la pièce principale était vivable et nous permettait d’y habiter
comme dans un studio.

Nous nous sommes rapidement rendu compte qu’il n’y avait aucune isolation, et que tout l’électricité était à refaire. C’était complètement imprévu, nous ne pensions avoir à isoler que la partie
sous le toit.
Il y avait un faux plafond dans tout l’appartement à moins de 2m de hauteur. Nous l’avons fait sauté partout, et laissé tout le volume dans la partie salon-cuisine.
Dans l’autre partie, il y avait un faux grenier et nous avons décidé d’aménager ‘une mezzanine’ pour y mettre un lit et des rangements. Il a donc fallu rajouter du soutènement et faire un
plancher.
Nous avons déplacé la cloison de la chambre qui était beaucoup trop grande et pour pouvoir faire une mini pièce dans l’entrée qui servirait d’accès à l’escalier et laisserai un peu d’intimité à la
mezzanine. Cela sera la chambre d’amis.
Nous avons rajouté des velux.
Nous avons changé les radiateurs. Nous avions pensé mettre un poêle à bois mais, d’une part, le mur de pierre est assez conséquent pour que le poêle ne serve pas à la deuxième partie de l’appart’,
d’autre part on ne peut pas stocker de bois. Nous avons donc mis des radiateurs électriques à brique réfractaire, programmables, et un sèche-serviette dans la sdb.
Nous avons partout rajouté des placards et des étagères. Nous avons fait tout l’aménagement de la cuisine (construction du plan de travail et des placards) nous-même à l’exception des portes et
d’un tiroir.
La chambre et la mezzanine ont un parquet. le salon du jonc de mer, la cuisine et la salle de bain du carrelage. nous mettrons du carrelage dans l’entrée et la mini-pièce.

Voici maintenant pour les caractéristiques matérielles :

  • *Bois massif contrecollé local pour les plans de
    travail
  • *Bois massif et local pour les poutres et le plancher
    (chêne) de la cuisine et de la sdb et pour certaines étagères (hêtre)
  • *Bois massif contrecollés (sapin) pour les autres meubles
    et étagère, pins pour l’intérieur des placards. Provenance france.
  • *Laine de chanvre en panneaux pour l’isolation de la
    toiture (20cm) et des murs (5cm). Provenance inconnue (à priori région bourgogne) acheté chez un revendeur local
  • *Mur en pierre au centre de l’appartement avec lequel on
    a compté pour l’inertie thermique
  • *Rénovation des joints du mur de pierre et des conduits
    de cheminée en brique avec un mélange chaux/sable
  • *Peintures écologiques (natura, biofa,
    biopin)
  • *Traitement des parquets (chambre et mezzanine) et plans
    de travail et certains meubles à l’huile dure ecolo
  • *Traitement de certains meubles et des poutres à la
    cire/lasure ecolo
  • *Traitement de la charpente au
    borax
  • *Sur-isolation du ballon d’eau
    chaude
  • *Bémol : cloison et parement en plaque de platre. On a
    réfléchit et trouvé que c’était la meilleure solution pour notre appartement, le fermacell ne nous ayant pas convaincu, le bois étant trop cher.
  • *CONSOMMATION ÉNERGÉTIQUE : pas de données avant notre
    arrivée. Après : 80kW/m2/an cette année (2007-2008), il reste un peu d’isolation à faire. On peut ajouter qu’avant travaux l’appartement était froid et humide. Je suppose mal ou peu chauffé, et
    pas aéré.
  • *Coût des travaux estimé à 15000 €. Nous avons eu un prêt
    travaux de 10000€ que nous avons vite engloutit car nous avons fait le maximum d’achats au début. Nous n’avons pas fait la somme des factures depuis.
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