Sep 012008
 
J’ai eu sa chanson dans la tête touuuuute la journée.
Et pour cause. J’ÉTAIS MARTIN ! Pas avec le bêche mais à la binette et croyez-moi, désherber 2 fois 1000 mètres carré sous
serre, ça ressemble à l’enfer.

5h30 …

Et encore, il faisait très nuageux. “Heureusement”, comme dit le maraîcher PAS fou (hélaaaas, cette semaine j’ai changé), “Heureusement quand il fait beau on s’arrange pour travailler sous serre seulement le matin.” … “Enfin, y’a des fois on peut pas faire autrement.”

Chez mon maraîcher fou adoré, on bosse JAMAIS après 10 heures du matin dans les serres. (Et on fait la sieste accessoirement).
Plus que jamais, mais je m’en suis douté depuis le début, avant même de savoir que j’allais  avoir à faire des stages, j’ai su que la façon de bosser de mon maraîcher était la bonne. Petite surface, 3 ha je crois, un travail raisonné, à plusieurs si possible, histoire de pas trop s’embêter, très bien organisé, et surtout surtout, à son rythme, sans aller à la course au profit.
Le nouveau là, au demeurant très sympa, il a beaucoup beaucoup trop de surface. Plus de 30 ha, dont une partie en chênaie et une autre en céréales, mais il en reste une part ÉNORME  en maraîchage, et surtout sous serre (beurk…, j’ai pas bossé dehors de la journée).
Total, il est complètement débordé, et il a pas le temps de faire les choses en temps et heure. Résultat, pour la pire partie du boulot, le désherbage, comme c’est pas fait à temps (quand c’est petit), il faut arracher les racines d’herbes (multiples et variées) beaucoup trop hautes et dont le système racinaire est déjà bien développé, bordel, ça je peux vous l’assurer ! (Ouais, oh, je parle comme un charretier moi maintenant, c’est ça quand on fait du travail de bagnard)

Chez mon préféré, tout est fait pour faciliter la tâche, et pourtant ça reste ancestrale et mécanique.
Autre désavantage ÉNORME, les déplacements obligatoires en voiture/tracteur/4*4 entre deux serres, tellement ses terres sont éparpillées. Chez le précédent, rien de tout ça. C’est vraiment une ferme, les terres sont devant l’habitation (on peut aller faire pipi quand on veut, trèèès utile), et tout ce fait à pied. À vélo dans le pire des cas, si il faut aller chercher un outils à l’autre bout du champ. Je n’ose imaginer la dépense énergétique que cela occasionne.

Définitivement, je veux être aussi folle que mon maraîcher préféré.

Évidemment, je finis la journée complètement sur les genoux. Tous les muscles du bras me font mal, assez pour que je ne sente pas que ceux des jambes aussi. Bon, je me plains pas hein, je sais que ce boulot est physique. Mais ça me permet de faire l’enchaînement. J’ai un truc GÉNIAL pour éviter les courbatures (bon je sens que quand même demain ça va être chaud). L’eau d’émeraude, vous connaissez ? Bon c’est sensé soulager les problèmes buccaux et résoudre les soucis adolescents, mais ça marche carrément bien pour prévenir des courbatures. Ami sportif,  je te le conseille :

ee2

Vu la composition, je me demande si la Bechervoka ne ferait pas le même effet. On en a quand même deux bouteilles.

  12 Responses to “Où je suis illuminée par Martin”

  1. wa génial cette histoire !

  2. M…Merci.
    mais c’est pas une histoire c’est la vérité ! 

  3. c’est génial cette vérité !
    (tu parles pas encore bien le Cindy toi, tu me déçois)
    en attendant, un truc distillé par des religieuses avec plein d’herbes, je suis sûr que ça se boit en apéro aussi.

  4. Bonne analyse. depuis que ma maraichère est malade, j’ai découvert qu’il est possible de trouver des légumes bio (et fort cher: 10 euros les courgettes en pleine saison!) qui ont le même aspect (et goût ji’magine) que les légumes du supermarché.
    L’eau d’émeraude je ne connais pas. A essayer. Moi je tourne à l’huile de millepertuis + tégarome

  5. Il y a des magasins dans les monastères ? J’en apprends des choses…

  6. ben dans tous les monastères que j’ai visité, j’en ai vu.
    Faut gagner sa croûte hein.
    et puis tu comprends, ça fait hyper authentique, genre recette ancestrale bien gardée.

  7. Naya : j’ai appris pkoi les produits frais bio en grande surface sont toujours suremballés et pourquoi ils ne se fournissent pas (comme ça arrive pour les fruits & légumes chimiques) chez les producteurs locaux : en fait le bio ne dois ABSOLUMENT pas toucher qq chose de pas bio (c’est, je le conçoit, un tant soit peu ridicule) Du coup, on a des trucs surembballés; insipides et quo viennent de perpette les oies.

  8. Ah d’ailleurs, j’ai fait une grossière erreur que je vais corriger de ce pas, c’est 2*1000 mètres carré que j’ai désherbé. Pas la taille d’un bassin de 25m… J’ai vraiment pas le compas dans l’oeil.

  9. les enfants ont adorés le clip de Martin…ils ont meme dansés …mais t’inquietes je suis pas sure qu’ils se moquaient de toi !

  10. ah bah tiens tu tombes bien toi. je voulais absolument demandé à tom si il pouvait me dire où trouver l’image de ce fermier qui dans avec sa fourche. je crois que c un livre ou u disque et qu’il y a une poule avec lui. en fait c’est l’image que je voulais mettre sur la chanson.

  11. Je veux bien essayer la becherovka contre les courbatures si tu veux… mais par oie orale bien sur!

  12. je ne vois pas du tout de quoi tu parles ! le fermier danse ? je lui demanderais demain

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