Jan 142009
 

Je savais que ça allait être dur le retour à la vraie vie après les vacances à Prague, surtout parce que ce sont probablement mes dernières vacances avant longtemps (sauf si tout se passe comme je le veux mais c’est pas gagné).
Le décalage dudit retour d’une semaine pour cause de congé maladie bénit me rend probablement les choses encore plus difficiles. J’ai presque prié pour choper la grippe de Fred (en tous cas je lui ai fait le plus de bisous possibles) et gagner encore une semaine après ma rhino-pharyngite infectieuse doublée d’une otite (3 semaines que je suis sourde à gauche), mais ça a pas marché.

Me revoilà en cours à attendre patiemment que la journée se passe, à trépigner parce que les autres font tout par dessus la jambe alors ça avance pas, à m’agacer de leurs réflexions débiles et constantes et à voix haute sur la circulation du carrefour d’en bas, et à déprimer parce que si seulement ils prenaient la peine d’être un tant soit peu plus attentifs, les cours seraient bien plus rapides et on pourrait voir un peu plus de choses.

Mon cerveau (qui me parait bien trop perfectionné ici) n’est pas du tout stimulé et c’est très très rageant. Je boue littéralement en fait. Moi qui adore discuter à bâtons rompus avec des gens brillants et plus cultivés que moi, ce qui me fait étinceler le cerveau, j’ai l’impression ici que tout est rabougris et d’être affreusement plus maline qu’eux (et je vous promet que j’aime pas ça, parce que justement, ça fait pas étinceler mon cerveau délicat).

Mais le pire de tout je crois, c’est qu’il faut supporter leurs réflexions débiles de gens frustres et frustrés qui parlent pour ne rien dire, parce que voyez vous ma bonne dame, en société, il faut parler.
Je vous épargne la totalité mais on a droit à tous les poncifs du genre :

  • Après une visite médicale au centre de la sécu où ils voient des personnes manifestement issues de l’immigration, on a droit aux réflexions  pertinentes sur les fraudes aux cartes de la sécu (qu’ils relient directement aux gens aperçus le matin)
  • Une femme au volant > mort au tournant
  • On parle vacances > les fonctionnaires, tous des grosses faignasses payées à rien foutre


Vous pouvez penser à n’importe quelle banalités débiles surfaites et fausses du genre, vous pouvez être sûrs que je l’ai déjà subie au moins plusieurs fois.

Et si ça se limitait là aussi. Les mecs de ma classes sont tous plus jeunes que moi. Ce sont les pires machos que j’ai jamais rencontrés : les pieds sous la table à la maison, ou devant la télé le reste de temps. Ils ne savent même pas ce qu’ils ont à manger dans leurs gamelles le midi. Les autres filles ? Ça les fait rigoler. Comme leur allusions débiles au moindre mot oulà “chaud les marrons”, les fait glousser (les mecs eux je suis sûre qu’il se font des clins d’oeil bien gras avec la bouche ouverte en coin et qu’ils se trouvent supers spirituels). Petite liste non exhaustive de mots à réaction immédiate (rappel, on est en formation agricole) : labourer, rentrer, sortir (pas forcément les deux dans la même phrase hein, dans ces cas là c’est carrément jouissif), queue, lubrifiant, …

De la subtilité et du raffinement quoi.

Et putain, c’est encore plus lourd sur ce clavier de merde qui a une barre espace toute pourrie.

Sur ce, pour vous remonter le moral, je vais poster du Vian.

(note écrite à l’intercours de ce midi. Depuis, j’ai pris un cacheton contre la migraine, alors je suis chimiquement euphorique, et puis j’ai dépensé des sous, et puis, je vais proscrastiner, na, au lieu de faire du syndic tout pourri je vais m’occuper de mon nouveau placard, et peut-être faire une note dessus)

  5 Responses to “Ras le cul de tous ces cons”

  1. Je compatis, je compatis même tellement que je crois que je vais tomber en rupture de stock. Encore combien de temps à tenir ?
    Keep cool, Delf, ne te drogue pas à tous les cours

  2. 6 mois  🙁
    j’en ai fait que 2 et demi pour l’instant :S
    merci de ta compassion. 

  3. y a pas à dire tu es tombée sur les pires (hey ça rime 😉

    et la note sur le placard ? hum ? (dit la fille-qui-n’avait-pas-fait-de-notes-depuis-des-semaines)

  4. ben finalement, j’ai fait du syndic. Mais il manque un truc au placard pour faire les photos en fait.

  5. Ah, ma pauvre, moi aussi je compatis, je m’ennuis trop à mon boulôt, surtout pendant les après-midis, et c’est vrai, le cerveau se rammolit.

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