Juil 062006
 

Pour faire suite à mon article ‘OGM’ précédent’ et pour relayer le comm de DdC voici le texte relatant les pression exercée à Orléans sur les journalistes suivant les proces cotnre les faucheurs volontaires. L’erreur de ces journalistes étant peut être d’être de parti pris…

Un reportage sur des faucheurs volontaires d’OGM met en émoi la justice d’Orléans

LE MONDE | 04.07.06 | 14h52  •  Mis à jour le 04.07.06 | 14h52

ORLÉANS CORRESPONDANT

Les médias locaux qui relatent de trop près les actions des militants anti-OGM sont-ils visés par la justice ? “Les faucheurs qui s’attaquent aux champs d’OGM ne sont plus les seuls à risquer des poursuites judiciaires. Les journalistes qui traitent ce sujet peuvent aussi être inquiétés”, protestent les syndicats de France 3 Centre.

Le 24 juin, après que la police eut effectué une descente dans les locaux de l’antenne locale de la chaîne publique à Orléans, pour récupérer les cassettes d’un reportage, le journaliste auteur du reportage, Xavier Naizet, et le rédacteur en chef de la station, Dominique Delhoume, ont été entendus par des policiers. Une opération intervenue trois jours avant que la cour d’appel d’Orléans ne rende son arrêt condamnant quarante-neuf faucheurs volontaires d’OGM qui avaient été relaxés en première instance par le tribunal correctionnel en décembre 2005 (Le Monde du 29 juin).

Le parquet avait aussitôt réagi et les faucheurs s’étaient retrouvés renvoyés en appel les 15 et 16 mai. “La cour d’appel est composée d’un président et de deux magistrats… Mais il paraît que dans les ministères à Paris on s’intéresse de très près à l’arrêt qu’ils vont prendre et ils ne seront peut-être pas si seuls, finalement…”, avait alors commenté Xavier Naizet en conclusion de son compte rendu télévisé de ces deux journées d’audience. “Vous comprenez que cela ne fasse pas plaisir et que cela ait choqué les magistrats ici”, explique Gervaise Taffaleau, procureure générale de la cour d’Appel d’Orléans.

SUJET SENSIBLE

Le 19 juin, le parquet ouvrait une enquête en “flagrance” pour “discrédit public jeté sur un acte judiciaire”, tandis que les juges de la cour publiaient une motion s’indignant de “commentaires partiaux et diffamants”.

“Nous n’avons fait que rapporter les faits
, déclare Dominique Delhoume. Pour régler des problèmes de tension entre les journalistes et les magistrats, il y a peut-être d’autres moyens que de s’envoyer le code pénal à la figure. On a voulu cogner, nous intimider.”

Le rédacteur en chef, qui couvre son journaliste, assure avoir le soutien de la direction de l’information et de la direction générale nationale de France 3. Le reportage “laisse entendre que la décision judiciaire va être prise par des incompétents. Cela va plus loin que de l’impertinence, rétorque la procureure générale. Nous n’allons pas forcément exercer des poursuites pénales, mais il s’agissait de vérifier les propos tenus. Cela n’a jamais été une perquisition.”

L’actualité liée aux OGM apparaît dans le Loiret comme un sujet sensible. Après un nouveau fauchage surprise d’une parcelle de maïs transgénique à Ouzouer-sous-Bellegarde, le 17 juin (Le Monde du 20 juin), deux journalistes du quotidien local La République du Centre et une de France 3 ont été entendus par la gendarmerie de Montargis et priés de livrer leurs sources et leurs images.

Cela fait beaucoup, estiment les syndicats de France 3. “Difficile d’y voir autre chose qu’une volonté de faire pression sur les journalistes pour s’assurer cette fois d’un compte rendu conforme aux attentes du ministère public”, disent-ils.

Régis Guyotat”

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